
Les Veuves Noires est un clin d’œil à mon côté styliste, car avant d’être designer, j’ai commencé par le stylisme pur.
C’est d’ailleurs le seul projet où je ne crée pas mes vêtements : je les déniche, je les assemble, je les mets en scène.
Tout est trouvé à droite, à gauche, reconstitué, détourné c’est de la mode d’instinct, du pur stylisme narratif.
Lors des défilés de jeunes designers que j’organise à Paris avec Rendez-Vous, en Belgique avec Meet The Fashion, ou au Canada avec No Season j’ai toujours l’habitude d’avoir sur moi une de mes lignes de vêtements ou un de mes Brand Concepts.
Cela me permet d’être prêt si jamais un créateur se désiste à la dernière minute.
C’est exactement ce qui s’est passé en 2019 : un désistement de dernière minute, aucun Brand Concept prêt, et une journée pour imaginer quelque chose de fort.
Ce jour-là, Les Veuves Noires est né.
J’ai construit tout le concept autour d’un scénario digne d’une série Netflix :
un groupe de femmes mariées à des hommes fortunés, qui auraient tous perdu la vie le même jour, à la même heure, dans des circonstances étranges.
Les maris ont été enterrés le jour même, dans le même cimetière.
Le jour des funérailles, les veuves qui ne se connaissent pas apparaissent vêtues de la même manière : all black, sexy à souhait, entre mystère et puissance.
Les regards se croisent, les soupçons naissent, la police enquête… et chaque défilé devient un nouvel épisode de cette histoire.
Un défilé-série, une enquête de style, une fiction vivante racontée à travers les vêtements, les attitudes et la mise en scène.
Les Veuves Noires, c’est ma façon de mêler mode, narration et stylisme, de raconter des histoires à travers le vêtement sans avoir besoin d’en créer un seul.
C’est un projet instinctif, théâtral et visuel là où le style devient scénario.











